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› Mario Petreluzzi : Presse Actualité

Il y a survécu et à la fin des années 30, il regagne la Guadeloupe, jette l'ancre au Gosier.
Pionnier de l'hôtellerie guadeloupéenne, il crée, en surplomb de la plage du Gosier " Le Grand Corsaire " autrement appelé " La Pergola ", alors unique restaurant de l'Ile. Plus tard, vers la fin de sa vie, il a aussi créé un hôtel aux Saintes.
Grand connaisseur de musique de Verdi et de Puccini, il chantait en même temps qu'il écoutait.

› Simone Schwarz- bart : Littérature Romans

Écrivain guadeloupéen (Petit-Bourg, 1938).
Après avoir grandi dans son pays, ce qui lui procura cette connaissance intime du créole dont témoigne amplement son écriture, la future romancière fit des études littéraires à Paris et surtout à Dakar, qui lui permirent d'amorcer cette quête d'identité qu'elle devait ensuite, poursuivre en littérature.
En 1959, elle rencontra l'écrivain André Schwarz-Bart (né à Metz en 1928), qui venait tout juste de publier le Dernier des Justes, un prix Goncourt de portée extraordinaire.

Ce personnage haut en couleur, conservait aussi une bibliothèque historique, probablement l'une des plus riches et complètes de la Guadeloupe qui a servi de base de travail a de nombreux historiens et a fourni des données fondamentales aux services officiels du Tourisme Guadeloupéen.
Chercheur acharné de toutes les traces de l'histoire de la Guadeloupe, il a créé avec un groupe d'historiens le bulletin " Guadeloupe " Société d'Etudes Historiques et Culturelles, dont il était Directeur de publication, et dont le premier numéro a été publié le 1er juin 1957.
Il a également collaboré à un autre journal " L'Epine ".
Mario Pétrelluzzi est décédé le 25 juillet 1971 à Baimbridge, aux Abymes.

Biographie établie par Marily Gouyé-Petrelluzzi, nièce de Mario Petrelluzzi.

 

Le couple vécut un temps en Suisse avant de rejoindre la Guadeloupe. André Schwarz-Bart avait eu, le premier, l'idée d'un cycle antillais de six ouvrages (dont la Mulâtresse Solitude est à ce jour la seule concrétisation). Ayant fait appel à la jeune femme pour la documentation et surtout pour une meilleure approche du langage créole, il prit conscience de son talent et l'encouragea à écrire à son tour.
Dans toutes ses œuvres, Simone Schwarz-Bart s'efforce de rendre compte de l'univers guadeloupéen, de la personnalité antillaise, en recréant en français le jaillissement, l'invention permanente, qui caractérisent la langue créole : " j'ai l'impression de mettre, confie-t-elle, dans cette espèce de langue française que j'écris à la manière créole, l'esprit de notre langue "…

Oeuvres principales:

Romans:
- Un Plat de porc aux bananes vertes (écriture à " quatre mains " avec André Schwaz-Bart). Paris: Seuil, 1967.
- Ti Jean l'horizon. Paris: Seuil, 1979.
- Pluie et vent sur Télumée Miracle. Paris: Seuil, 1979.
Théâtre:
- Ton Beau Capitaine. Paris: Seuil, 1987.
Essai:
- Hommage à la femme noire. (Six tomes) (avec André Schwarz-Bart). Paris: Editions Consulaires, 1989.
Nouvelle:
- "Au fond des casseroles". "Espoir et déchirements de l'âme créole". Autrement, 41 (1989): 174-177.

       
       
› Jacques Beaumatin : Etudes et Références

Jacques Beaumatin, professeur d'anglais, a été conseiller municipal de la Ville de Pointe-à-Pitre de 1959 à 1962. Il était adjoint supplémentaire, chargé de l'enseignement et de la bibliothèque municipale.
Malgré son court séjour en Guadeloupe, il s'est attaché à la création de classes d'école (beaucoup d'enfants ne pouvaient être scolarisés) et d'une bibliothèque, à Pointe-à-Pitre
" Mon collègue Eugène Tardel, conseiller municipal et professeur de lettres au lycée Carnot, comme moi-même, étions chargés des écoles. Nous avons tenté de scolariser tous les enfants qui pouvaient l'être : il fallait trouver des locaux convenables…Je me suis occupé aussi d'acheter et répartir les livres nécessaires à la distribution des prix. J'étais aussi chargé de créer une bibliothèque municipale qui n'existait pas. Il fallait tout faire.
Et par où commencer ??
Je souhaitais avant tout un lieu où les élèves puisent venir travailler, et avoir des livres à leur disposition. J'ai surtout acheté des dictionnaires de toutes sortes, pour commencer.
Nous avions un peu d'espace dans l'ancienne mairie, pour nos archives. C'était bien embryonnaire !
Mademoiselle Félixia Lincel, que l'on appellait " Mademoiselle " fut affectée à ce travail, avec sa seule bonne volonté. J'ai dû passer beaucoup de temps à digérer et comprendre, avec elle, la fameuse " classification Dewey ". Par la suite, au cours de vacances à paris, en 1960, j'ai fait l'acquisition de la bibliothèque de Monsieur Bogat* "
Jacques Beaumatin
A 72 ans, Jacques Beaumatin vit une retraite paisible dans le Sud de la France, avec un regret toutefois : celui d'avoir été victime de la fameuse " ordonnance 1960 " autorisant la Préfet a expulsé les fonctionnaires dont les prises de position politiques seraient jugées hostiles à la ligne gouvernementale et de " nature à troubler l'ordre public

* La bibliothèque de Monsieur Bogat est aujourd'hui appelée : " Fonds Bogat " C'est l'un des fonds anciens les plus riches de Guadeloupe après les Archives Départementales

› Sully Lara : Histoire Géographie Beaux Arts

Romancier guadeloupéen (Pointe-à-Pitre 1867 - 1950).
Sully Lara débuta comme instituteur public dans la commune de Goyave où il épousa, en 1902, Melle Breslau, qui devait lui donner une nombreuse famille de dix enfants. Il exerça son métier d'éducateur durant plus de trente années à Goyave, Anse -Bertrand et Pointe-à-Pitre. Parallèlement, il fonda, en 1912, l'association littéraire et récréative regroupant les anciens élèves des écoles laïques " l'Union des Primaires " dont il devint le président et au sein de laquelle il anima une troupe théâtrale. En 1921, il annexa à cette association un orchestre symphonique. Plusieurs représentations furent ainsi données sous son impulsion au théâtre municipal de Pointe-à-Pitre, aujourd'hui désaffecté ancienne rue Turenne. C'est sur cette scène que Sully Lara fit jouer une pièce en un acte, la Chambre consignée, et une comédie - vaudeville en deux actes, Podofin se venge, qui remportèrent un vif succès à l'époque. En 1922, Sully Lara faisait d'ailleurs valoir ses droits à la retraite pour pouvoir consacrer ses loisirs à sa passion d'écrire. C'est alors qu'il collabora à plusieurs journaux de l'époque, dont le Nouvelliste, quotidien de la Guadeloupe, organe que dirigeait alors son frère Henri - Adolphe Lara et dans lequel il publia en feuilleton son premier roman La Fiancée du maître d'école. Il participera également dans les premières années de sa parution à la rédaction de l'hebdomadaire l'Action, qu'animait un autre de ses frères, Augereau Lara. En 1935, il faisait paraître à la librairie Fernand Nathan un petit ouvrage scolaire, Traité élémentaire d'agriculture tropicale, longtemps en usage dans les écoles publiques du département. La même année, la librairie Ophrys publiait un roman de mœurs créoles, Sous l'esclavage, dans lequel Sully Lara décrivait avec un certain courage un épisode vécu des années où se prépara l'abolition de l'esclavage à la Guadeloupe. La maladie et la mort le surprirent alors qu'il avait presque achevé un autre roman de mœurs créoles encore plus volumineux, Courtisane, que son fils aîné Bettino Lara, alors directeur de l'Imprimerie officielle de la Guadeloupe, tint à publier en 1967 avant de prendre sa retraite. Ces différentes œuvres ne manquent point d'intérêt documentaire et permettent, à la fois par leur matière et leur style, de mieux cerner la sensibilité d'une certaine génération antillaise.

       
 
› Raymond pautrizel : Sciences Philosophie Religion

Figure emblématique de notre archipel, Raymond Pautrizel, après d'excellentes études secondaires au lycée Carnot, terminées en 1935 avec un diplôme de bachelier, série mathématiques, mention " bien ", quitta l'île pour s'inscrire à la Faculté de médecine et de pharmacie de Bordeaux. Il entama une remarquable carrière universitaire couronnée par le professorat et la création d'une chaire de parasitologie et d'immunologie parasitaire qu'il devait occuper jusqu'à sa retraite.
Brillant universitaire, Raymond Pautrizel fut aussi un grand " résistant " aux côtés de son ami, le futur maire de Bordeaux, Jacques Chaban Delmas.
Si l'orientation des ses recherches témoignait déjà largement de son attachement à la Guadeloupe, celui-ci s'illustre par une participation assidue aux colloques organisés par la Société médicale des Antilles et de la Guyane qu'il avait contribué à créer.
Raymond Pautrizel est décédé le 16 novembre 2002
› Serge de Vipart : Espace multimédia
1939-1998
" Serge de Vipart s'est éteint un soir de janvier 1998, seul, dans une chambre simple (comme le fut sa vie) ". Ainsi titrait le Journal " France Antilles " au lendemain de sa disparition, un journal qu'il avait bien connu puisqu'il en a été le correspondant.
Amoureux de la nature, il partait à travers les bois, pour revenir la tête pleine de reportages rafraîchissants.
Ecologiste avant l'heure, contemplateur actif, Serge de Vipart était aussi un homme de radio, un poète authentique.

Il aimait les mots, la musique, la littérature, le cinéma, le théâtre, la prose, les nouvelles, le conte.
Sa parole jaillissait sans mesure ni calcul. Heureux de vivre, généreux à l'extrême, il fut plusieurs fois lauréat des " Jeux Floraux ".
Pointois amoureux de sa ville, il écrivit plusieurs poèmes sur Pointe-à-Pitre.
Le 5 mars 1971, il dédia le texte qui suit au Docteur Bangou, maire de Pointe-à-Pitre
" à l'homme qui a su, avec amour, franchise et humanité travailler pour nous, et nos enfants, Je dédie ce modeste poème où j'ai mis tout mon cœur "

" Que ma ville est jolie, quand le matin, très tôt,
Je me promène, un peu partout, au gré des choses,
A Bergevin, tout près du square, où mille roses
Expriment leur douceur accueillante aussitôt.
Tout est calme, rangé, propre et si merveilleux,
Que l'on se laisse aller à se dire à soi-même :
Il est chez moi, dans mon pays, un cœur qui Aime
Le Beau, le Bon, le Vrai, trois trésors précieux !

Et j'avance, et je vais, m'arrêtant chaque fois,
Comme si ça et là m'appelait une voix
Qui me dirait tout bas : regarde mon gazon,


N'est-il pas aussi vert que la Noble Espérance ?
Ecoute des oiseaux la gentille chanson,
Assieds-toi sur mon banc. Aime, dis-le et pense."


Serge de Vipart